Allée couverte de Toul An Urs
Périodes
Types de vestiges

Signifiant le trou de l'oracle, cette allée couverte en partie ruinée, se trouvait sous un cairn dont le plan ovulaire peut encore se deviner. D’une longueur actuelle de 7 m elle devait atteindre originellement plus du double. Elle est aussi appelée Allée couverte de Rosvillou ou  de Kerangle.

En 1895, la Société d’émulation des Côtes du Nord a fouillé le monument funéraire et en fait une description précise. Lors de leurs recherches, ils mettent au jour un fragment de poterie romaine, ainsi que deux fragments d’os humains. Ces éléments et leur position laisse penser que l’allée couverte a été visitée à une période antérieure, peut-être lors de la conquête romaine. Cependant, les piliers et les dalles manquantes ont certainement été utilisées à une période moins ancienne pour les constructions.

Le pilier fermant l’entrée, en granite, présente une échancrure en demi-cercle. Celle-ci montre la présence d’une chatière, élément visible sur d’autres allées couvertes. Lors des fouilles de 1895, la théorie communément admise par les scientifiques étaient que ces tombes étaient individuelles. La présence des chatières remet alors en cause cette hypothèse, et une nouvelle est émise: la possibilité que les allées couvertes aient été utilisées pour accueillir plusieurs défunts.

Allée couverte de Toul An Urs
Allée couverte de Toul An Urs
Allée couverte de Toul An Urs
Allée couverte de Toul An Urs
Allée couverte de Toul An Urs
Allée couverte de Toul An Urs
Allée couverte de Toul An Urs
Allée couverte de Toul An Urs
Allée couverte de Toul An Urs

Propriété privée.

G. Fraboulet, « Les fouilles de la Société d'émulation. Excursion archéologique dans le canton de Callac », dans Mémoires de la Société d'émulation des Côtes du Nord, 33, 1895, pp. 165-167