Méthode de prospection
Fouille archéologique
Périodes
Types de vestiges

L’archéologie en France se décline selon deux modes opératoires différents et complémentaires que sont l’archéologie préventive et l’archéologie programmée.

Dans  les 2 cas cette activité est réglementée et soumise à autorisation de l’Etat.

 

L’archéologie préventive

                              Définition

L’archéologie préventive est la réponse à  la menace de destruction des vestiges archéologiques engendrée par les projets d’aménagement du territoire. Elle est réglementée par le code du patrimoine qui autorise les archéologues à intervenir en amont de la réalisation des travaux afin de permettre la détection l’étude des éléments du patrimoine qui risquent d’êtres détruits par ces aménagements.

                               Qui  prescrit une fouille préventive ?

La Drac Bretagne, Service Régional de l’Archéologie SRA, sous l’autorité du préfet instruit les dossiers d’aménagement du territoire. Si ces derniers sont susceptibles de porter atteinte au patrimoine archéologique, le SRA peut prescrire des mesures qui visent à la détection, à la conservation, ou à la sauvegarde par l’étude scientifique (la fouille) du patrimoine archéologique.

                                Concrètement comment cela se déroule ?

L’Etat, donc le SRA, dispose de 3 types de mesures pour orienter sa prescription.

La modification du projet, afin qu’il évite intégralement ou partiellement la destruction des vestiges et donc la réalisation en tout ou partie de l’opération archéologique. Ceci se fait en concertation avec le maitre d’ouvrage du projet.

 

Le diagnostic archéologique : son objectif est de mettre en évidence et caractériser les vestiges archéologiques éventuellement présents sur le site et de restituer ces informations dans un rapport. Il s’agit ainsi de connaitre la nature des vestiges, leur état de conservation, leur puissance stratigraphique et leur importance.

Le diagnostic consiste généralement à réaliser des tranchées à hauteur de 5 à 10% de la surface du projet pour réaliser l’observation des vestiges.

 

La fouille archéologique : Elle se déroule généralement après le diagnostic, sauf si l’état des connaissances des vestiges sur les parcelles concernées par les travaux d’aménagements est suffisant pour s’affranchir de l’étape de diagnostic dont c’est la finalité.

La fouille archéologique ambitionne par des études, des travaux de terrain et de laboratoire, à recueillir les données archéologiques présentes sur le site, à en faire l’analyse, à en assurer la compréhension et à présenter l’ensemble des résultats dans un rapport.

                                             

                                   Qui  réalise les opérations archéologiques ?

Les diagnostics sont réalisés par l’Institut National  de Recherches Archéologiques Préventives (INRAP), ou à un  service  archéologique territorial ayant bénéficié de l’agrément de l’Etat. En Bretagne, il existe  2 services de collectivité agréés : Le Centre archéologique du  Finistère (Conseil Départemental du Finistère) et le service départemental du Morbihan (SDAM) (Conseil Départemental du Morbihan).

Les fouilles archéologiques sont réalisées soit  par l’INRAP, soit par un service de collectivité territoriale agréé par l’Etat ou  soit par toute personne de droit privée ou public  titulaire de l’agrément de l’Etat.

En définitive, c’est le maitre d’ouvrage, à la suite d’un appel d’offre qui choisit l’opérateur d’archéologie préventive. Il signe avec lui un contrat le projet scientifique d’intervention et les conditions de sa mise en œuvre ( prix, délais d’intervention, date de libération de terrain,...) définissant sur la base des prescriptions de l’Etat.

                                                  

                                    Qui finance l’archéologie préventive ?

Le principe général veut que le financement de l’archéologie préventive repose sur les aménageurs. Le mode de financement varie selon qu’il s’agit d’un diagnostic ou d’une fouille.

Les diagnostics : Pour les diagnostics, une redevance d’archéologie préventive est due par les personnes publiques ou privées projetant de réaliser des travaux affectant le sous-sol. Son taux ou son pourcentage d’exonération  varie selon la nature et la destination des travaux d’aménagement du territoire qui sont définis par le code du patrimoine.

Les fouilles sont financées par le montant de la prestation, fixé par contrat avec l’aménageur et l’opérateur d’archéologie. Dans certains cas l’aménageur peut bénéficier d’une aide financière du fonds national pour l’archéologie préventive (FNAP) selon les critères définis par la loi.

Les opérations archéologiques du Chantier de l’Hôpital de Carhaix ou de la villa de Saint-Gilles à Gouezec sont des fouilles préventives.

 

L’archéologie programmée

Les fouilles, dites programmées ou autorisées, sont motivées par des objectifs de recherches scientifiques indépendant de toute menace pesant sur un gisement archéologique.

Elles émanent donc d’une demande d’un chercheur bénévole ou professionnel motivée par une problématique scientifique. Elles sont soumises au contrôle de l’Etat et aux mêmes exigences en termes de restitution des résultats que les fouilles préventives.

Ces fouilles programmées peuvent durer plusieurs années consécutives à raison de 1à 3 mois par an en moyenne.

Les fouille du camp de Saint-Symphorien à Paule, des abris sous roches de Kerbizien à Huelgoat ou  de Pont-Glaz à Plounéour-Menez sont des fouilles programmées motivées par des programmes définis par des chercheurs et non par des travaux d’aménagement du territoire.

Pour tout complément d’information, vous pouvez vous référer au

Site : http://www.culturecommunication.gouv.fr/Politiques-ministerielles/Archeologie/L-archeologie-en-France

 

 

Plouneour-Menez, Abbaye du Relecq. Cliché Drac Sra
Plounéour-Ménez
Finistère
Abbaye cistercienne. Date de fondation communément admise en 1132 bien qu'aucune charte de fondation n'ai été conservée. 1er acte connu date de 1184. les bâtiments claustraux ont beaucoup souffert.
Vue sud-ouest de l'abri-sous-roche après rebouchage 2011 (photo : © Gregor Marchand, 2011)
Huelgoat
Finistère
En 1983, le collège de Huelgoat organise une exposition sur l’archéologie locale. À cette occasion, M. et Mme Mazurier signalent l’abri-sous-roche de Kerbizien situé sur leur propriété dans la forêt de Huelgoat. La découverte du site s’est faite à la pointe du bulldozer de M.
Vue de l'abri-sous-roche, Pont-Glas (photo: © G. Marchand, 2007-2008 ?)
Plounéour-Ménez
Finistère
Les chasseurs-cueilleurs sont nomades. Pourtant, jusque dans les années 2000 il était difficile de comprendre leur déplacement faute de données archéologiques sur leur camp de bivouac. Site connu depuis 1987 et sondé par M.
Allée couverte de Coet Correc, Mur-de-Bretagne
Mûr-de-Bretagne
Côtes-d'Armor
L’allée couverte a connu plusieurs vies, plusieurs phases de constructions, de destructions partielles, de reconstruction.
De Glomel à Carhaix-Plouguer
Finistère
1924, année de l’eau courante à Carhaix. En 200 de notre ère, les habitants de Vorgium ont 1700 ans d’avance grâce à la construction de l’aqueduc de Carhaix, long de 27 km.
Atelier de Potier de Guernevan, Glomel
Glomel
Côtes-d'Armor
Atelier de potiers dont on peut supposer qu'il couvre une superficie comprise entre 1 et 2 ha d'après la dispersion des pierres de granite brûlées qui constituaient les parois des fours.
 Atelier de taille de Seledin-Quelfennec
Plussulien
Côtes-d'Armor
Dans le sud de la commune de Plussulien affleure une métadolérite remarquablement dure et à grain très fin. Le principal affleurement visible porte de nombreuses traces d'activité humaine : arrachements de blocs, surfaces martelées, cuvettes ou surfaces de polissage.
Camp de Saint-Symphorien. Reconstitution 3D. image Y. Menez, L. Stephanon
Paule
Côtes-d'Armor
De la famille à la cité : les évolutions de l'habitat de Paule du 6e au 1er siècle avant notre ère
Lennon
Finistère
Lors d’un labour de son champ en mars 1971, M. Nay accrocha un gros bloc de pierre qu’il dégagea plus tard avec l’aide de son tracteur. Reconnaissant une situation déjà vécue par son beau-frère, M. Le Floch, boucher à Lennon, souhaita s’en assurer.
Langoëlan
Morbihan
Durant l’hiver 1969-1970 un talus est arasé au lieu-dit Saint-Houarno dans la commune de Langoëlan. Le propriétaire, exploitant agricole, laboure cette partie pour la première fois, et accroche un bloc de granite avec son engin.
Saint-Igeaux
Côtes-d'Armor
Deux prospecteurs bénévoles de la région s’entraident depuis quelques années, l’un dans les airs et l’une au sol. C’est ainsi qu’en 2002, Maurice Gautier signale à Claudine Bernard un enclos probable dans la parcelle d’un champ de Saint-Igeaux. Sur place, C.
Carhaix-Plouguer
Finistère
La restructuration du centre hospitalier de Carhaix en 1995 a permis la mise au jour d’un important bâtiment antique. La fouille s’est étendue sur 4 000 m2 permettant aux archéologues d’étudier un maximum d’éléments.
Paule, reconstitution d'une coupe en verre à partir d'un fragment trouve pendant la fouille.Cliché J. Le Gall de l'enceinte de Brécilien. DessinChristian Jegou
Paule
Côtes-d'Armor
Les fouilles menées sur l’habitat fortifié gaulois de Saint-Symphorien ont révélé la présence d’une occupation médiévale bien marquée sur le territoire de Paule. En remontant le captage d’une source, les archéologues ont découvert les vestiges d’une chapelle du haut Moyen Âge.
Carhaix-Plouguer
Finistère
En 2010, un diagnostic archéologique a été demandé par le Service Régional d’Archéologie en vue de l’agrandissement de la ZAC de Kergorvo à Carhaix-Plouguer. La présence de vestiges d’une canalisation antique allant vers Vorgium et passant dans ce secteur était suspectée.
Châteauneuf-du-Faou
Finistère
Comme souvent, c’est un projet immobilier qui est à l’origine de la découverte du site de Kermenguy. En 2009, un diagnostic archéologique a été effectué sous la direction d’Eddy Roy avant construction d’une zone artisanale.
Penfoul
Landéleau
Finistère
Durant les années 70 et 80 plusieurs découvertes archéologiques de l’Âge du Bronze sont réalisées dans les communes proches de Landéleau.
Laniscat
Côtes-d'Armor
Une erreur. Une heureuse erreur qui a permis de trouver une puis deux, pour finir avec 547 pièces de monnaie gauloise. Cette découverte s’est déroulée durant le chantier de fouilles de sauvetage en 2007 à Laniscat avant la construction de la route RN 164 vers Gouarec.
nécropole
Paule
Côtes-d'Armor
De 1988 à 2001, un vaste projet archéologique est mis en place à Paule afin d’étudier précisément la forteresse aristocratique de Saint-Symphorien. Dans ce cadre, une fouille des sites voisins est effectuée dès 2002 et se poursuit jusqu’en 2004.
Gouarec
Côtes-d'Armor
Lors de travaux de terrassements effectués dans le cimetière de la chapelle Saint-Gilles à Gouarec en 2006, des vestiges architecturaux sont trouvés. L’imagerie 3D permet de mieux comprendre l’organisation de la construction dont les vestiges étaient très arasés.
Le Goenidou, Berrien
Berrien
Finistère
En 1983, un défrichage au lieu-dit Le Goënidou a mis au jour des vestiges de bâtiments. Après plusieurs campagnes de fouilles, il s’est avéré que le site était un hameau médiéval composé d’au moins cinq ilôts de quatre bâtiments chacuns.