Roc'h ar Lein, Archives Départementales des Côtes d'Armor, 16 FI 5694
Périodes
Types de vestiges

Le menhir de Roc’h-ar-Lin se trouve dans une zone riche en schiste et remplie de légendes locales. Le nom du lieu-dit, notamment son orthographe exacte, a fait couler beaucoup d’encres dans les milieux scientifiques des années 1880-1900.

La chaire de Roc’h-ar-Lin fut décrite successivement par l’abbé Audo, Paul du Châtellier, Arnaud Bonnemère et Marcel Baudouin. Si le mot roc’h (le rocher) ne pose pas de problèmes de compréhension, il n’en est pas de même pour la suite de la dénomination. En effet, la prononciation locale du breton a rendu ardue la mise à l’écrit du lieu-dit. Deux hypothèses se détachent cependant : Roc’h-ar-Lein (le rocher du sommet) ou Roc’h-ar-Lin (le rocher de Merlin/la sorcière). Cette dernière est celle qui fut retenue par les cercles scientifiques car elle correspond aux traditions orales locales.

La légende veut qu’une sorcière sorte de la terre (par la caverne naturelle appelée Chambre de Marie Martyre) pour mettre son trésor au soleil. Elle se repose en attendant sur son fauteuil, correspondant à la chaire à escalier naturelle.

L’activité des hommes préhistoriques sur ce secteur était importante et a laissé beaucoup de traces nourrissant les croyances locales. Au milieu de ce folklore, le menhir de Roc’h-ar-Lin, haut de  4,35 m et faisant parti d’un ensemble de mégalithes.

Menhir de Toch ar Lin
Menhir de Toch ar Lin
Menhir de Toch ar Lin
Menhir de Toch ar Lin
Menhir de Toch ar Lin
Menhir de Toch ar Lin

Propriété privée.

Site accessible au public.

M. Baudouin, « La chaire à Escalier de Roch-ar-lin, à Saint-Mayeux (Côtes-du-Nord) », dans Bulletins et mémoires de la Société d’anthropologie de Paris, 8, 1907, pp. 457-489